5 étapes pour négocier son salaire à l’embauche

La plupart des candidats à l’embauche redoutent le moment de la négociation de leur salaire de départ, pensant que le recruteur pourrait revenir sur sa décision, et finalement ne pas les embaucher.

Mais il est important de savoir que du moment où vous êtes sincère et professionnel, et que vous ne demandez pas une somme irréaliste et en décalage avec les salaires du marché dans votre secteur d’activité, il n’y a aucune raison pour que votre futur employeur retire l’offre ou revienne sur sa décision vous concernant.

S’il est vrai que négocier son salaire d’embauche n’est pas toujours une chose aisée, il existe néanmoins des tactiques ou encore des techniques pour pouvoir le faire de manière efficace.

Voyons ensemble cinq règles issues des travaux de Jack Chapman, coach de carrière américain de qui je me suis inspirée ici :

1. Ne démarrez pas la négociation de salaire avant d’avoir obtenu le job

Laissez d’abord votre potentiel employeur décider. S’il pense que vous êtes l’élu(e), c’est qu’il a de bonnes raisons de le penser. Et hop, l’affaire est argumentée pour vous en partie. Ensuite, vous pourrez parler d’argent.

Gardez ce même réflexe pour demander une augmentation. La règle : on demande toujours une augmentation APRÈS l’entretien annuel, et non pendant. Il sera plus difficile pour votre employeur de vous la refuser une fois qu’il aura acté par écrit qu’il est content de vous et que vous avez fait du bon travail.

2. Laissez toujours l’autre partie vous faire une offre en premier

Le but est de permettre à l’autre partie de suggérer le salaire en premier. Parfois vous aurez de bonnes surprises, parce que la première suggestion sera déjà au-delà de vos espérances. Dans ce cas, votre négociation un poil au-dessus vous permettra d’être vraiment content, fier, et motivé pour démarrer ce nouveau job.

Parfois, au contraire, il sera vraiment trop bas pour vous. L’idée est de vous fixer à l’avance une limite inférieure à ne pas dépasser, et qui sera calculée en fonction de vos besoins (loyer, nounou, etc.), additionnés d’une somme qui représentera vos « dépenses-plaisir », qui contribueront à votre équilibre.

3. Ecoutez la somme proposée, répétez-là à voix haute, puis restez silencieux

Le but du jeu est que votre interlocuteur reprenne la parole pour éventuellement augmenter ou se justifier sur cette somme. Et s’il se justifie, il n’y croit pas. Donc vous avez une faille à exploiter. Cette technique vous permet à votre machine interne de mouliner pour savoir si cette somme vous convient en fonction de votre objectif, tout en mettant la pression à votre interlocuteur (c’est moche ? Non, c’est de la négo !)

4. Résistez à cette offre sur la base d’une étude fouillée et argumentée

Votre contre-argumentation doit être basée sur ce que vous savez sur vos compétences et qui vous donne une valeur chiffrable, par rapport au niveau de compétences du poste, par rapport au marché, au secteur d’activités, et à l’entreprise. C’est pour cela qu’une négociation de salaire et un entretien d’embauche se préparent, afin d’avoir en tête une idée exacte de ce que représenterait un salaire raisonnable dans le contexte.

5. Concluez le deal, puis obtenez davantage

Une fois que vous finissez par vous entendre sur la somme et qu’elle est verrouillée d’un commun accord, la dernière étape consiste à négocier des avantages additionnels (voiture de fonction, prime exceptionnelle, forfait repas, etc.). Une bonne façon d’être gagnant sur le package global, car la rémunération, ça n’est pas que le salaire sonnant et trébuchant…

Pour arriver au stade de la négociation, il vous faut réussir votre entretien.

Pour que votre entretien soit bon, il vous faut l’avoir préparé.

Et pour le préparer, il vous faut connaître à fond vos arguments de vente.

Oui. Vous devez faire en sorte que le recruteur vous veuille, et qu’il ne veuille que vous.

Vous devez faire en sorte qu’il identifie que vous, et vous seul êtes la bonne personne qui pourra résoudre son problème, sa recherche.

Et tout commence par la qualité de votre CV. Plus votre CV sera percutant, plus il se dégagera de la valeur de votre profil. Et la valeur, ça se monnaye    !

J’ai créé une formation pour apprendre à mes clients à rédiger un CV percutant qui leur permet d’améliorer considérablement leur taux de retour sur candidature envoyée. Et un CV qui donne confiance au recruteur, encore une fois, ça créé des conditions favorables de négociation pour le candidat .

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Bérangère Touchemann – Spécialiste du coaching de carrière

J’aide les cadres qui ne supportent plus leur job “cage dorée”, à quitter leur boîte de manière safe, avec un plan concret et réjouissant pour la suite.

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1 Commentaire

  1. Merci Bérangère pour l’article. Je rebondis sur le point 2 car en négociation il est recommandé de communiquer en premier son chiffre selon le programme de négociation d’Harvard. Une raison simple:il y a un ancrage psychologique qui va amener la négociation autour du premier chiffre lancé. Par expérience, cela est une technique efficace. Le point 4 vous permettra de négocier sur des critères objectifs, base indispensable de toute négociation.

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